Chronique d’un fixé sur la Vélodyssée en pignon fixe

Article publié le 1 octobre 2015 par rubrique News et 41130 visites depuis le 01/01/2015

Voici la chronique de Tom Chastin qui va vous conter le projet un peu fou qu’il vient de réaliser, parcourir la « vélodyssée » sur son vélo à pignon fixe.

La Vélodyssée, c’est un parcours balisé qui traverse la France depuis Hendaye jusqu’à Roscoff, pour une bonne partie le long de l’Atlantique, destiné aux usagers à vélo. Pourquoi réaliser ce parcours en fixie ? Pour moi, c’est un vrai état d’esprit, le pignon fixe est un vélo sympa à conduire, il est léger, sans fioriture, juste le nécessaire. J’ai découvert le fixie il y a environ deux ans, je m’en suis monté deux, et je ne cesse de rouler avec dès que l’occasion se présente, notamment pour mes trajets domicile-boulot, pour des balades les week-ends.

Maintenant, pourquoi la Vélodyssée ? Eh bien parce que d’une part, l’envie d’aventure m’a poussé à vouloir parcourir les régions et notamment les belles côtes atlantiques, tout en profitant d’un chemin tout désigné pour les vélos, loin de toute nationale et « normalement » de tout danger de circulation. L’envie également de me dépasser, de voir jusqu’où je pourrais aller, si la forme et le moral me permettraient d’aller jusqu’au bout. Pourquoi la vélodyssée en fixie alors ? Eh bien parce que le fixie convenait parfaitement à ma volonté pour faire ce grand trajet. Je voulais absolument savoir si j’allais pouvoir assumer jusqu’au bout cette envie, faire tant de kilomètres, de continuer à pédaler, jour après jour ! Et j’ai bien atteint mon but !

Au départ, je comptais faire l’aller-retour (2 fois 1 200 kms) en 14 jours. Je me suis vite rendu compte (le 2ème jour, en fait) que c’était purement inconcevable. C’était, à la base, le challenge d’avaler la piste, cravacher comme un forcené, plus que l’envie de partir faire le touriste. Au final, je n’ai fait « que » la moitié de mon objectif (l’aller) en 10 jours et demi. La pluie, le vent de face, les nombreuses pertes d’orientation en raison d’une absence de balisage, et surtout le fait de vouloir profiter des beaux endroits ont eu raison de mon objectif initial.

chronique-fixe-velodyssee-pignon-fixe-1

En quelques mots, la vélodyssée en pignon fixe a été une fabuleuse expérience pour moi, tant sur le plan découverte du terrain que sur le plan découverte de moi-même, et bien sûr une aventure humaine que jamais je n’aurais osé vivre. Pour faire simple :

1 000 kms environ en 10 jours et demi …
… dont 200 kms environ avec un vent d’Ouest pris de pleine poire,
12 kilos environ (sac plus tente) au-dessus de la roue arrière,
150 euros peu ou prou pour l’aller en camping et alimentation,
3 crevaisons à l’arrière, 1 à l’avant,
20 litres d’eau bus,
500 autres litres qui me sont tombés dessus, merci mère nature,
35 “Ah, m**de, un croisement et aucun balisage”
12 “P*** de B****** DE [Insérez ici un juron fleuri] C’EST PAR OUUUU ?”
52 “Bonjour Mr/Mme, [ville], c’est bien par-là ?”
1 seul “Bonjour Mr, vous êtes d’ici ? Oui ? Pouvez-vous me di …. … Merci au revoir !”
41 fois en boucle dans ma tête “I’m siiiiiiinging in the rain … Just siiiiiiinging in the rain !”
[trop] de fois “Mon dieu mais c’est quoi ça ce n’est pas une route c’est un [Juron fleuri] de traquenard à vélo !”
Des paysages variés : De la route à travers les pins, de la piste près de l’océan, des passages caillouteux, chaotiques, dans des environnements forestiers, marécageux, des chemins au milieu des champs, des voies traversant les sommets bretons …

Quelques infos sur mon fixie (pour les amateurs) :
Cadre CNC, peinture maison au pistolet
Jantes DP18
Pneus en 700×23
Pédalier en 50, pignon 16 (ratio : 3.13)
Selle BLB Fly
Straps Zontrac (bons straps, ils ont pris cher avec la météo mais tiennent le coup !)
8 kilos et des brouettes sur la balance (avant la pose du porte bagage !)

Résumé du parcours, événements et anecdotes

Samedi 12 : Le grand départ ! Capbreton – Biscarrosse lac – Env. 130 kms
10 heures du matin, l’heure pour moi de faire mon tout premier tour de pédalier pour débuter ce périple ! Avec un sac d’une dizaine de kilos sur le dos, chargé d’une tente, d’un sac de couchage, d’un matelas, de vêtements de rechange, batterie, appareil photo, portable, quelques outils pour le vélo, nécessaire anti-crevaison, je pars serein. Le parcours est très agréable, je le connais jusqu’à Vieux Boucau, c’est de la belle piste bien lisse et entretenue comme on l’aime. Passé Vieux Boucau, la pluie débarque, et pas qu’à moitié ! J’enfile donc K-wé, pantalon de K-wé et protège le contenu du sac avec des sacs poubelles, et repars ! C’était annoncé, ce temps dégueu ! La route est droite et monotone. Les belles plages de Contis et Mimizan sont frôlées, le paysage ? Des pins, juste des pins ! Arrivée à Biscarrosse vers 19h, je suis bien accueilli par des membres de ma famille, chez qui je resterai même un jour entier, vu le temps exécrable prévu pour le lendemain.

Chronique d’un fixé sur la Vélodyssée en pignon fixe

Dimanche 13 : La pause ! Biscarrosse lac – Biscarrosse lac – 0 km (ouf !)
La météo étant tellement mauvaise sur la côte landaise comme girondine, je décide de ne pas m’infliger le châtiment de braver ces mauvaises conditions, et apprécie ce moment avec mes parents. Mon père, bricoleur, en profite pour me monter un porte bagage au-dessus de la roue arrière de mon fixie, qui portera à la place de mon dos tout ce fatras nécessaire à mon voyage ! Quelques tendeurs bien placés, et le tout repose solidement à l’arrière. Un soulagement, alors que je m’imaginais qu’avoir un sac d’une dizaine de kilos sur le dos serait moins contraignant que ça. Candeur, quand tu nous tiens ! Début d’après-midi, malheur, horreur, mon smartphone, cet outil de l’homme moderne qui m’était tellement pratique pour retrouver ma route grâce à son GPS, qui m’affichait le tracé de la vélodyssée et mon emplacement actuel, mon smartphone chute d’un misérable demi-mètre et l’écran s’en fissure de rage, sur toute la diagonale de l’engin ! L’affichage fonctionne, le tactile, non. Inutilisable. Soit ! Je pars quérir une carte de France et une boussole, la navigation sur la vélodyssée se fera à l’ancienne, ou ne se fera pas ! Au final, cet événement a été plus bénéfique qu’autre chose : Je ne me suis pas contenté bêtement de suivre ce que me disait un outil qui faisait tout à ma place (sauf pousser sur les pédales, bien sûr !) et j’ai dû faire fonctionner mon cerveau pour me repérer et m’orienter ! On prend un bon après-midi de repos. Demain sera une autre histoire.

Lundi 14 : Biscarrosse lac – Lacanau Océan – Env. 100 kms
Une fois acheté un téléphone basique (appels et SMS, rien d’autre) pour donner signe de vie (de temps en temps, quand j’y pense) à mes proches, je repars ! Le long de la côte, direction Lacanau, la route est bonne et la météo n’était pas trop horrible (quelques pluies, sans plus). Arrivé vers 19h, je plante la tente sur un coin d’herbes entre trois pins, à une vingtaine de mètres de la piste, loin de toute habitation. Aucun loup, renard, ours, T-rex n’est venu me déranger pendant mon sommeil.

Chronique d’un fixé sur la Vélodyssée en pignon fixe

Mardi 15 : Lacanau Océan – Royan – Env. 90 kms
Le matin, au lever à 9h, quel plaisir de replier la tente sous la pluie ! Heureusement, seule celle-ci est trempée, le reste des affaires est bien au sec dans des sacs poubelles bien plus pratiques d’esthétiques ! Alors oui, je fais de moins en moins de kilomètres à la journée … La faute aux pistes, qui sont de plus en plus défoncées, pleines de sable, et certaines portions ne sont absolument pas balisées. Et moi qui croyais que la vélodyssée était telle une autoroute ! J’avais bien tort. Arrivée au Verdon sur Mer, je prends le ferry qui fait la traversée de l’estuaire de la gironde en 20 minutes pour être à Royan, où m’attend une très sympathique Couchsurfeuse (contactée quelques jours auparavant), qui a la gentillesse de m’accueillir, me servir un bon repas chaud et me faire profiter d’une douche, autrement plus agréable que celle que me faisait subir la pluie ! Encore merci à toi Marine !

Mercredi 16 : Royan – La Rochelle – Env. 100 kms
Parti tôt le matin (Marine allant travailler), après un bon petit déj’ et un café, j’affronte de terribles bourrasques de vent et une pluie torrentielle sans me débiner, et je pédale tant que je peux. Le littoral est très agréable à longer, notamment à Saint Palais où l’on peut voir de belles cabanes de pêcheur en bois surplombant l’océan. Je passe le zoo de La Palmyre où je demande mon chemin à un zèbre, qui me regarde bêtement … tant pis pour les indications. Suivant un itinéraire “temporaire” de Rochefort à Marennes, je traverse des chemins qui me font compatir pour mon ami monté en 700×23, pneus et chambres à air totalement inadaptées à des passages pierreux sur des dizaines de kilomètres … Une crevaison arrière en est l’inévitable conséquence … réparer celle-ci sous la pluie est tout sauf une partie de plaisir ! Alors je trouve un appentis chez un (certainement) couple de personnes âgées, en pleine campagne. Ouf ! Après 6h de pédalage sans manger, un sandwich et une pâtisserie consommés dans une boulangerie, au sec, sont un vrai soulagement ! J’arrive à La Rochelle vers 19h, où je loge dans une auberge de jeunesse en chambre commune, où j’ai fait de belles connaissances ! Et le package complet lit-matelas-douche-laverie-Mcdo remonte mon capital bonheur/espoir à 300% !

Jeudi 17 : La Rochelle – Longeville sur Mer – Env. 80 kms
Le long du canal de Marans était agréable (surtout que la pluie était la plupart du temps absente), mais le revêtement de la route n’étant constitué que de graviers fins, pas moyen de pédaler à loisir … alors on s’adapte, on ronge son frein (à défaut d’en avoir sur le fixie !) et on se traîne, bon sang !

Vendredi 18 : Longeville sur Mer – La Barre de Monts – Env. 90 kms
Après une nuit très venteuse, on repart de plus belle le long de la côte vendéenne où les Sables d’Olonne procurent un magnifique panorama. La route est bonne, après un passage le long de la côte, cependant, on emprunte des chemins en pleine forêt qui sont un peu touchy pour un vélo comme le mien ! Mais ça passe, ça passe toujours !

Samedi 19 : La Barre de Monts – Saint Brévin – Env. 70 kms
Une journée magnifique ! Après une nuit dans un camping à la Barre de Monts, un couple de vacanciers que je rencontre me conseille de rebrousser chemin sur quelques kilomètres et d’emprunter le passage du Gois, à partir de l’Île de Noirmoutier, ce que je fais, mais pas avant de me manger une bonne crêpe sur la Barbatre. Une fois marée basse, le passage est découvert, et je tranche les dernières nappes d’eau pour passer coûte que coûte, car derrière moi allaient passer 400 mobylettes et 400 camions bleues. Une manifestation qui se déroulait comme par hasard ce jour-là ! Comme j’étais à vélo, et tout sauf en bleu, la réaction de la foule de l’autre côté du Gois en me voyant fut assez cocasse à voir ! Tout le trajet était agréable et avec ce soleil, quel régal !

Dimanche 20 : Saint Brévin – Nort/Erdre – Env. 90 kms
Après une nuit sans rien avoir mangé la veille au soir, je me rue sur une boulangerie à Painboeuf où je commande et mange goulûment de très bonnes viennoiseries : un cookie, deux chocolatines, deux croissants et repars avec un deuxième cookie (que je mangerai seulement une heure après). La route, ça creuse ! J’ai tout le temps faim, l’appel du ventre est un leitmotiv à avancer pour trouver de quoi se nourrir ! Le soir, une pizza commandée est amenée sur l’arrière du vélo pour le camping situé quelques kilomètres plus loin. La fatigue et la flemme faisant, la pizza dans son carton est calée dans un tendeur qui écrase bien violemment celle-ci. A l’ouverture, la moitié de la pizza est sur une face, l’autre sur la partie haute. Pas grave, quand on est affamé, ce genre de détail est futile ! Ah, sinon, le chemin, le long de l’Erdre depuis Nantes est superbe. Mais le plus beau canal, de Nantes à Brest, reste à venir.

Lundi 21 : Nort/Erdre – Roc Saint André – Env. 100 kms
Et on part pour une centaine de kilomètres exclusivement en bord du canal de Nantes à Brest, avec ses belles écluses tout du long. Un chemin assez peu recommandé pour mes pneus et chambres à air, vu le nombre de glands sur la route (les glands de chêne, hein ?), et le revêtement (cailloux les uns sur les autres, gros comme des dés à coudre), et une crevaison, ça n’est pas de trop ! Le temps était plutôt ensoleillé, le calme et la monotonie de la route font que la journée passe vite !

Mardi 22 : Roc Saint André – Alineuc – Env. 110 kms
De Roc Saint André à Mur de Bretagne, on reste le long du canal de Nantes à Brest. A partir de Mur de Bretagne, on sent qu’on y est, en Bretagne. Et une belle côte à 12% pendant 600 mètres ! L’envie y était, mais faut pas déconner. Je pose pied à terre et je pousse. Plus loin, je me retrouve à devoir faire 30 kilomètres dans un chemin en pleine forêt où moult bogues piquantes doivent être habilement esquivées pour éviter toute nouvelle crevaison. La route est chaotique, la distance est parcourue à un rythme désespérant. Alineuc est un trou paumé où le réseau est inexistant, où les 2 seuls restaurants sont fermés, et où mon seul repas du soir sera une paire de Twix.

Mercredi 23 : Alineuc – Etables sur Mer – Env. 50 kms
L’étape ultime ! Ayant au départ l’intention d’aller jusqu’à Roscoff, j’ai dévié de la Vélodyssée à partir de Mur de Bretagne pour atteindre Etables sur Mer où un oncle et une tante tiennent un restaurant fish & chips, le Kérilan. Plutôt que de faire de bout en bout (et encore, j’aurais manqué à cet objectif puisque je n’étais pas parti d’Hendaye) la Vélodyssée, j’ai préféré profiter du temps qu’il me restait pour voir cette partie de ma famille que je vois trop rarement. Niveau route, le périple se finit en beauté ! Le bitume est on ne peut plus vallonner, et les côtes pleuvent. Mes genoux endurent, je tiens bon. C’est la dernière journée, après tout ! Comme on peut le voir sur la photo, j’ai tant forcé sur le guidon dans les montées qu’il s’est violemment désaxé ! J’arrive à mon objectif, Etables sur Mer, aux alentours de 16h. Je pose pied à terre. Et je profite de deux jours en Bretagne pour me ressourcer avant de rentrer en train vendredi.

Un voyage qui a été une expérience unique, une des meilleures de ma vie (si ce n’est la meilleure), et même en dépit du mauvais temps, de la préparation insuffisante de mes étapes et du vélo en lui-même (j’ai heureusement été bien assisté par mes proches qui m’ont soutenu), le moral a toujours été au beau fixe, l’envie a toujours été présente, et le tout restera à jamais gravé dans ma mémoire. Prochaine étape ? L’Eurovélo 1, en fixie !!! (Mais pour ça, il me faudra au moins deux mois de congés !) Qui m’aime me suive !

Chronique d’un fixé sur la Vélodyssée en pignon fixe

Tags : , , , , , , , ,

7 Responses

  1. J’ai tout lu et franchement bravo Tom !!
    C’est génial ce type d’aventure, on revient aux bases et on oublie les impératifs du quotidien.
    C’est un beau défi et ça me donne envie de le faire pour diverses raisons qu’on retrouve dans ton voyage
    ie. l’aventure, découvrir d’autres horizons, se dépasser physiquement & mentalement ET tout ça sur un fixie,
    l’esprit simpliste au maximum.
    Comme quoi avec pas grand chose, une bonne machine, une carte, une boussole, un peu bcp d’eau quand même : ) et hop ON THE ROAD AGAIN !!!

    Pour ma part, ce sera sûrement la Loire à vélo.

    Nicolas B.

  2. J’allais dire : « qu’est-ce que c’est que ce montage ? », mais au vu de la performance, sur ce ratio carrément inadapté, sur un vélo qui n’est pas du tout fait pour la rando, je m’incline.

    Au final c’est ce que j’aime dans les trip à vélo : aucunes précautions concernant le matos (ça m’emm******de un peu les randonneuses à 4000€), un itinéraire assez vague et la galère, la galère, mais la joie de l’avoir fait !

    Même si partir sans freins, chargé comme une mule sur des pneus en 23 avec un 50×16 est complètement insensé, et que je n’approuve pas, mais alors pas du tout le montage du vélo, je te félicite !

  3. Bravo mon neveu. J’admire ton courace, ta force et surtout ta volonté.
    Cela restera gravé à vie dans ta memoire comme une grande chose de ta vie.
    J’ai eu envie de faire cette Velodyssee … mais apres avoir lu tout ça, je vais reflechir !!!!
    Nous lirons avec plaisir ton prochain periple, car en plus, tu racontes tres bien.
    Mamie aurait aimé te lire ….
    Bisous

  4. Bravo Tom, et merci du récit de ton périple. On ne peut être qu’admiratif !

  5. Bravo a toi, super aventure,

    je l’ai déjà fait de Nantes a Biarritz avec mes parents (paysages superbes), mais pas en pignon fixie, ça doit être tellement génial!!!!!!

  6. Tom, La vélodysée , un rêve pour tout ce qui pense vélo et aventure . Gonflé le coup du fixie .
    Une belle expérience en tous cas .
    J’aimerais rouler sur tes traces l’an prochain mais en randonneuse .
    Bravo et félicitations.

  7. Bonjour,
    J’ai aussi l’intention de partir en fixie, de faire un roadtrip, mais je ne sais pas encore où.
    Quels conseils pourrais-tu donner ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Directeur artistique dans le monde du digital, je conçois et développe des sites liés à mes passions que sont le vélo avec http://le-velo-urbain.com et http://fixie-singlespeed.com, mais aussi les sports nautiques avec http://sup-passion.com. J’écris et publie presque tous les jours des articles afin d’offrir aux internautes un maximum d’informations sur ces sujets.

UA-23922483-1